Liberty Steel Belgium EU support

L UE approuve 2 millions d euros pour les travailleurs licenciés après la faillite de Liberty Steel Belgique

Le Parlement européen a approuvé le 29 avril 2026 un paquet de 2 millions d’euros d’aide européenne pour aider les travailleurs à retrouver un emploi après la faillite de Liberty Steel Belgique. Les fonds, prélevés sur le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation pour les travailleurs déplacés, financeront la formation, le soutien à la recherche d’emploi et l’aide à l’entrepreneuriat pour plusieurs centaines d’anciens employés de l’aciérie, qui s’est effondrée dans le cadre des difficultés plus larges auxquelles est confronté le secteur sidérurgique européen.

La faillite de Liberty Steel

Liberty Steel Belgique, faisant partie du groupe GFG Alliance fondé par Sanjeev Gupta, a cessé ses activités après une période prolongée de pression financière liée à la hausse des prix de l’énergie, à la faiblesse de la demande des secteurs automobile et de la construction, et aux besoins plus larges de restructuration de la sidérurgie européenne face aux défis de la décarbonation. Les opérations belges étaient considérées comme stratégiquement importantes dans le tissu industriel wallon, et la fermeture s’est fait ressentir vivement dans les communautés affectées.

Le Fonds européen d ajustement à la mondialisation

Le Fonds a été créé pour fournir un soutien individuel ponctuel et limité dans le temps aux travailleurs perdant leur emploi en raison de changements structurels majeurs dans les schémas commerciaux mondiaux dus à la mondialisation, ou en raison de la crise financière et économique mondiale. Au fil des années, sa portée a été progressivement étendue pour couvrir un plus large éventail de situations de licenciement liées à la mondialisation et à la transition numérique. Les seuils d’éligibilité requièrent généralement un nombre minimum de licenciements dans une seule entreprise ou un seul secteur.

Pressions sur le secteur sidérurgique et réponse politique

La fermeture belge est loin d’être isolée. Les sidérurgistes européens dans tout le bloc avertissent depuis des mois sur la pression combinée des coûts énergétiques élevés, de la surcapacité chinoise et du coût des investissements dans la production d’acier vert. La Commission a lancé un paquet Clean Industrial Deal et accéléré les travaux sur un plan d’action pour l’acier, mais les groupes industriels et les syndicats soutiennent que les mesures actuelles sont insuffisantes.

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