L’avion de Zelenskyy a failli être percuté par un drone lors de son vol vers les obsèques d’État norvégiennes
Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy a évité de justesse un incident potentiellement mortel impliquant un drone lors de son déplacement par voie aérienne jusqu’à Oslo. Le Premier ministre norvégien a confirmé cet incident, soulevant de nouvelles inquiétudes quant aux risques de sécurité auxquels le leader ukrainien est confronté alors qu’il poursuit ses activités diplomatiques internationales au cœur d’une guerre active.
Le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre a révélé qu’un drone s’était dangereusement rapproché de l’avion de Zelenskyy lors de son approche, qualifiant la rencontre de quasi-collision. Le président ukrainien se rendait de Moldavie à la capitale norvégienne pour assister aux obsèques d’État du roi Harald V, décédé récemment. Cet incident soulève des questions sérieuses quant aux protocoles de sécurité entourant les déplacements diplomatiques en temps de guerre de haut niveau et à la menace croissante que représentent les systèmes aériens sans pilote dans l’espace aérien européen.
Les préoccupations en matière de sécurité s’aggravent concernant les déplacements diplomatiques en temps de guerre
Cette quasi-collision met en lumière les dangers extraordinaires auxquels Zelenskyy est confronté chaque fois qu’il quitte le territoire ukrainien. Depuis le début de l’invasion à grande échelle menée par la Russie en février 2022, le président ukrainien maintient un calendrier éreintant de visites internationales pour consolider le soutien politique et militaire de ses alliés occidentaux, mais chaque déplacement comporte des risques inhérents. Les autorités norvégiennes n’ont pas fourni de précisions détaillées sur l’origine du drone ou s’il s’agissait d’un acte d’agression délibéré, et les enquêtes menées sur cet incident seraient en cours, selon les informations disponibles.
Zelenskyy est finalement arrivé sain et sauf à Oslo, où il s’est joint aux chefs d’État et aux hauts dignitaires réunis pour rendre hommage aux obsèques du roi Harald V. La mort du monarque norvégien marquait la fin d’un règne long et historiquement significatif, attirant les leaders de toute l’Europe et au-delà à cette cérémonie. La présence de Zelenskyy constituait en soi un geste remarquable, reflétant l’importance que l’Ukraine accorde à ses relations avec les nations nordiques, dont plusieurs comptent parmi les plus fermes soutiens de Kyiv depuis le début du conflit.
L’incident du drone intervient dans un contexte de préoccupations accrues en Europe concernant la prolifération des véhicules aériens sans pilote et leurs usages potentiellement abusifs, qu’ils proviennent d’acteurs étatiques ou non étatiques. Les autorités de l’aviation européenne ont à plusieurs reprises signalé le défi d’intégrer la détection de drones et les mesures de riposte aux systèmes existants de gestion du trafic aérien, particulièrement autour des corridors sensibles et lors d’événements de haut profil. Selon les responsables, la proximité du drone avec l’avion de Zelenskyy était suffisamment grave pour justifier la reconnaissance publique du Premier ministre norvégien.
Il demeure actuellement peu clair de savoir précisément sur quel tronçon de l’espace aérien norvégien ou de transit la rencontre s’est produite, ni quel type de drone était impliqué. Aucune revendication officielle de responsabilité n’a été signalée. Les services de sécurité ukrainiens et norvégiens coopèrent apparemment pour évaluer les circonstances de l’incident, bien qu’aucun des deux gouvernements n’ait publié de conclusions détaillées.
Cet événement risque d’intensifier le débat au sein des gouvernements européens concernant l’adéquation des mesures actuelles pour protéger les dignitaires en visite et sécuriser l’espace aérien face aux intrusions de drones. Plusieurs États membres de l’OTAN ont accéléré leurs investissements dans la technologie de lutte contre les drones suite à des incidents survenus dans des installations militaires et des sites d’infrastructure critique à travers le continent. Pour les alliés de l’Ukraine, cette quasi-collision constitue un rappel saisissant que les risques du conflit en cours en Europe de l’Est ne demeurent pas confinés aux frontières ukrainiennes, mais voyagent — parfois littéralement — avec son président où qu’il aille.
