La France et l’Arabie Saoudite scellent un accord de 6 milliards d’euros pour ressusciter le site emblématique de Mirapolis

La France et l’Arabie Saoudite ont officiellement annoncé un accord d’investissement de six milliards d’euros pour redévelopper le site longtemps resté à l’abandon de Mirapolis, au nord de Paris, selon les rapports, le Palais de l’Élysée soutenant un projet qui prévoit la construction de trois nouveaux parcs d’attractions sur des terres restées largement inexploitées pendant des décennies.

Cet accord, en négociation depuis un certain temps, constitue l’une des plus importantes opérations d’investissement dans les loisirs et le tourisme en France depuis plusieurs années et témoigne de l’appétit croissant des fonds souverains du Golfe et des entités liées à l’État pour déployer des capitaux dans les infrastructures de divertissement européennes. Les autorités ont confirmé que l’accord s’est formalisé entre les deux gouvernements, donnant au projet un poids institutionnel qui dépasse une simple transaction commerciale.

Mirapolis possède en soi une certaine résonance nostalgique en France. Le parc d’attractions original a ouvert au milieu des années 1980 sur un vaste site à Cergy, au nord-ouest de Paris, et était destiné à rivaliser avec les grandes attractions européennes. Il a toutefois connu des difficultés commerciales et a fermé en 1991 après seulement quelques années d’exploitation, laissant derrière lui un terrain étendu qui s’est depuis transformé en symbole des projets ambitieux déçus.

Un nouveau chapitre pour un site oublié

Le nouveau développement représenterait un revirement spectaculaire de cet héritage. Selon les informations disponibles, le projet prévoit la construction de trois parcs distincts sur l’ancien site, bien que les détails spécifiques concernant leurs thématiques, les capacités d’accueil attendues et un calendrier de construction précis n’aient pas encore été entièrement rendus publics. L’ampleur de l’investissement — six milliards d’euros — suggère un projet d’ambition considérable, qui pourrait potentiellement rivaliser avec les destinations européennes établies en termes de portée et d’infrastructure.

Du point de vue du gouvernement français, cet accord s’aligne sur les priorités économiques plus larges visant à attirer les investissements directs étrangers, à dynamiser le tourisme et à créer de l’emploi dans la région parisienne. L’Île-de-France accueille déjà Disneyland Paris, le parc d’attractions le plus visité d’Europe, et les autorités françaises ont longtemps cherché à diversifier et à développer l’offre de loisirs de la région avant et après l’élan généré par les Jeux olympiques de Paris 2024.

Pour l’Arabie Saoudite, cet investissement s’inscrit dans un mouvement plus large de dépenses axées sur la culture et les loisirs à l’étranger, complétant les efforts nationaux menés dans le cadre de la Vision 2030 pour diversifier l’économie du royaume loin des revenus pétroliers. Les entités liées à l’État saoudien ont réalisé ces dernières années des opérations hautement médiatisées dans le sport, le divertissement et le tourisme, tant sur le plan national qu’international, et l’accord Mirapolis ajoute une dimension européenne significative à cette stratégie.

La formalisation de l’accord au niveau de l’Élysée signale que les deux parties considèrent ceci comme un partenariat stratégique plutôt qu’une simple transaction commerciale. Les analystes observeront attentivement la rapidité avec laquelle le projet passera de l’annonce au démarrage des travaux, étant donné le long historique des grands développements de loisirs en Europe qui ont fait face à des retards administratifs, des complications de financement ou des modifications des conditions du marché avant que la première attraction n’ouvre ses portes. Pour l’heure, cet accord représente néanmoins un moment remarquable de convergence entre l’ambition industrielle française et l’appétit d’investissement du Golfe sur l’un des sites abandonnés les plus prestigieux du pays.

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