L’UE dévoilera un Frontex élargi axé sur les expulsions
La Commission européenne doit dévoiler mardi prochain une refonte de Frontex, conférant à l’agence frontalière de l’UE un rôle accru dans les expulsions, davantage de ressources et une plus grande agilité de déploiement. La proposition, basée à Varsovie, prévoit un budget de 12 milliards d’euros sur sept ans, bien que ce chiffre s’inscrive dans le cadre d’une bataille budgétaire plus large et prolongée entre les États membres. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a promis une « augmentation substantielle » du corps permanent de l’agence, sans s’engager sur un chiffre. Le Parti populaire européen, de centre droit, avait plaidé pour porter les effectifs à 30 000, contre les 10 000 proposés, mais cet objectif est peu susceptible d’être atteint compte tenu de la difficulté à recruter. Frontex emploie actuellement environ 1 250 agents directement, auxquels s’ajoutent des agents fournis par les États membres pour des missions de longue et de courte durée. Ursula von der Leyen a également appelé à la création d’une réserve européenne de frontières et de retour, d’une force de réaction rapide pour les déploiements en situation de crise, et d’un centre de coordination des retours afin d’accélérer et d’améliorer les retours, y compris depuis des États tiers. L’agence devrait obtenir davantage de pouvoirs pour partager des données personnelles avec Europol, et pourrait surveiller les réseaux sociaux afin d’évaluer d’éventuelles arrivées massives, à l’image de l’incident de Ceuta.
