Les eurodéputés et l’Estonie plaident pour des sanctions européennes contre la corruption
Soixante et onze eurodéputés ont appelé les dirigeants de l’UE à inscrire les responsables étrangers corrompus sur la liste mondiale de sanctions de l’Union en matière de droits humains. Dans une lettre datée du 21 octobre, ils demandent que la corruption grave, notamment les pots-de-vin et le détournement de fonds publics, devienne un critère justifiant des interdictions de visa et des gels d’avoirs. La proposition est soutenue par l’Estonie. Les eurodéputés ont averti que l’absence d’un critère lié à la corruption créait une faille, permettant à des responsables sanctionnés par d’autres partenaires occidentaux de continuer à bénéficier des institutions européennes. Ils ont fait valoir qu’une telle mesure aurait une valeur morale et stratégique. La liste actuelle recense 151 personnes et 34 entités, mais la corruption ne constitue pas aujourd’hui un motif d’inscription.
